L'occupation temporaire
À Bruxelles, jusqu'à 26 400 logements sont vides alors que plus de 7 000 personnes sont sans abri ou mal logées. L'occupation temporaire redonne un usage à ces bâtiments, le temps qu'un projet de rénovation ou d'affectation se concrétise. La FéBUL en est l'opérateur reconnu par la Région depuis 2014 : l'Agence Occupations Temporaires (AOT).
C'est quoi, concrètement ?
Un propriétaire — public (commune, Région, société de logement social) ou privé — possède un immeuble inoccupé en attente de travaux ou de vente. Plutôt que de le laisser se dégrader et de payer la taxe sur les logements inoccupés, il signe une convention d'occupation précaire avec un opérateur comme l'AOT. Celui-ci y installe des habitant·es (personnes en recherche de logement, familles, collectifs) pour une durée déterminée, en assure le suivi social et technique, et restitue le bien à la date convenue.
Pour les habitant·es
Un toit décent à très faible coût, un accompagnement social, une étape stabilisante vers un logement durable.
Pour le propriétaire
Un bâtiment entretenu, chauffé, protégé contre le squat et les dégradations ; pas de taxe sur l'inoccupation ; une image positive.
Pour le quartier
Moins de vide et d'insécurité, plus de vie : des logements, mais aussi parfois des ateliers, des activités collectives.
Pour la collectivité
Une réponse rapide et peu coûteuse à l'urgence, en attendant la production de logement social que nous réclamons.
Comment ça se passe ?
- Diagnostic du bâtiment (sécurité, salubrité, travaux minimaux) et calendrier du propriétaire.
- Convention d'occupation précaire : durée, obligations de chacun, conditions de fin d'occupation.
- Sélection et installation des occupant·es, charte de vie collective, participation aux frais.
- Suivi social et technique par l'AOT et ses partenaires (associations, collectifs).
- Fin d'occupation anticipée et accompagnée : recherche de solutions de relogement, restitution du bien.
Notre histoire avec l'occupation temporaire
Depuis 2007, la FéBUL soutient des projets d'occupation temporaire et précaire. En 2008, elle met en œuvre les premiers projets pilotes dans le logement social. Après le relogement des expulsé·es du Gesù en 2013, les projets se multiplient avec des opérateurs publics et privés, en partenariat avec de nombreuses asbl et collectifs. En 2014, la Région reconnaît la FéBUL comme « Agence Occupations Temporaires ». De 2017 à 2020, la recherche-action POTA (financée par Innoviris, avec Woningen 123 Logements et le RBDH) a documenté les occupations autogérées. Notre manifeste demande le financement pérenne de l'AOT et la systématisation des conventions d'occupation des logements publics inoccupés.
Les guides pratiques
Réalisés avec nos partenaires, ces guides détaillent le cadre juridique bruxellois et donnent des outils concrets aux occupant·es comme aux propriétaires.
Guide juridique et pratique de l'occupation temporaire
199 pages · Le cadre légal complet (perspective.brussels, Nicolas Bernard, 2018)
Vous avez un bâtiment vide ? Vous cherchez un logement ?
Contacter l'Agence Occupations Temporaires
Pour en savoir plus : épisode 2 du podcast MicroBUL « Au cœur de l'Agence Occupations Temporaires » · CoopHaute 51 · nos innovations sociales.
