Les projets de l'Agence Occupations Temporaires
Depuis 2009, l'AOT a mené 54 projets d'occupation temporaire à Bruxelles, seule ou aux côtés de communes, de sociétés de logement social, de fabriques d'église, de collectifs et d'associations. Chaque projet est différent : une maison, un ancien commissariat, une clinique, un presbytère… mais toujours le même objectif : un toit pour des personnes qui n'en ont pas, le temps que le bâtiment retrouve un usage durable.


Quelques projets, passés et en cours
Alsemberg — Uccle
La Commune d'Uccle disposait d'une maison qu'elle voulait intégrer dans ses projets de rénovation, sans avoir encore défini l'affectation définitive ni le programme de travaux. Elle a signé une convention d'occupation temporaire avec la FéBUL. La maison étant inoccupée depuis un certain temps, la FéBUL a mis aux normes l'électricité, vérifié le chauffage, plafonné et repeint l'intérieur, remplacé le boiler, installé une cuisine et rénové la salle de bain. Une famille nombreuse y habite depuis le 30 avril 2020 : cette occupation lui a permis, en pleine période de Covid-19, de poursuivre plus sereinement ses démarches vers un logement stable.
Association — Bruxelles-Ville
Fin 2016, lors d'une action de recensement, un bâtiment vide de la rue de l'Association est repéré. Le propriétaire public est rapidement identifié et un projet est monté avec LaMaB, asbl active dans la défense du droit au logement et la promotion des habitats alternatifs. Convention signée en mars 2017 pour deux ans, prolongée en 2019 et 2020 ; LaMaB y organise régulièrement des activités autour d'ateliers d'artistes.
Boondael — Ixelles
À la demande de la régie des propriétés communales, il s'agissait de régulariser un squat pour une famille monoparentale : reprise des compteurs, convention avec la commune et l'occupante, puis suivi administratif jusqu'à la fin de l'occupation.
Brebis 24 et 26 — quartier Volta, Ixelles
Suite aux nombreux squats sauvages du quartier Volta, le Foyer Ixellois a contacté la FéBUL : convention pour 7 maisons et 3 appartements. Avant l'occupation : nouvelle chaudière, sanitaires, mise en conformité électricité et gaz, porte d'immeuble, peintures. À la fin de l'occupation, la famille nombreuse suivie depuis 2013 a été relogée dans une nouvelle occupation à Uccle ; la dernière occupante a été accompagnée jusqu'à son relogement en avril 2020.
Chaudron — Anderlecht
Convention signée en 2015 pour ce qui était à l'origine un squat, le séjour des occupant·es étant conditionné par une preuve de revenus et une domiciliation. Rencontre mensuelle avec les occupant·es, information de l'IBGE. Après une crainte de fermeture pour insalubrité, tout est rentré dans l'ordre ; le relogement a été organisé par la FéBUL dans une nouvelle occupation.
Depage — Saint-Gilles
En décembre 2020, une soixantaine de personnes sans papiers issues de cinq collectifs investissent l'ancienne clinique Depage, vide depuis plus d'un an. Sollicitée par le CPAS, la FéBUL accepte d'être gestionnaire du projet — à condition que les groupes de soutien soient représentés dans la convention. Celle-ci est adoptée par le Conseil de l'action sociale fin 2020 ; la FéBUL assure le suivi technique (conditions de vie dignes et sûres) et administratif, avec un double subside COCOM et Région.
Fusain — Laeken
Contactée par la Régie foncière de la Ville, la FéBUL propose le bâtiment au collectif Les Ricochets (ancien·nes occupant·es du 123 rue Royale), qui impulse des dynamiques socio-culturelles accessibles. Le projet a permis de reloger provisoirement une vingtaine de personnes, essentiellement issues du milieu LGBTQIA+, et de développer des partenariats locaux (maison des jeunes, Rainbow House, Collectif +32…).
Gray — Ixelles
Un appartement communal transformé en logement de transit pour des jeunes en exil accompagné·es par Mentor Escale : rénovation par la FéBUL, réunions de suivi sur place tous les deux mois, bilan annuel pour la commune. En 2020, cinq jeunes y ont transité — un tremplin vers un logement adapté (regroupement familial, travail).
Grenadiers — Boondael, Ixelles
Un logement atypique proposé par le service solidarité de l'Église catholique, avec des vitraux classés faisant partie du logement. Convention signée aux conditions de la FéBUL — la gratuité en échange des travaux — puis rénovation et mise en conformité en 2019-2020. Une famille membre de l'ULM, qui l'accompagne socialement, y habite depuis décembre 2019.
Malibran — Flagey, Ixelles
Relogement d'une famille dans un appartement en attente de rénovation. Face aux difficultés de recherche d'un autre logement, la FéBUL a exceptionnellement assuré un accompagnement social ; grâce au travail conjoint du CPAS, de la commune, de Lui et Nous et de la FéBUL, la famille a trouvé un logement en décembre 2020.
S-Club — Molenbeek-Saint-Jean
Entre l'acquisition du bâtiment par la coopérative LivingStones et le début de ses travaux de logements solidaires intergénérationnels, la FéBUL a proposé une convention d'occupation et confié à Woningen 123 Logements un projet d'habitat solidaire autogéré. Les occupant·es ont isolé le bâtiment dès la fin 2018 ; le suivi social est assuré par W123L.
Ourthe — Molenbeek
Grâce au partenariat avec l'Archevêché, une maison sans projet ni moyens d'entretien a été proposée à la Compilothèque, qui quittait la rue de la Senne. Elle loge des artistes à faibles revenus.
Semet — quartier Volta, Ixelles
Trois appartements proposés à l'asbl La Clé, qui cherchait un nouveau lieu d'occupation, dans le cadre d'une convention avec Binhôme.
Senne — Bruxelles-Ville
Des hangars transformés en espaces scéniques et des bureaux en ateliers d'artistes, avec quelques logements. À la demande de la Régie des Bâtiments, la FéBUL accompagne le projet et, après plusieurs prolongations, permet à 8 personnes de se reloger dans une nouvelle occupation à Molenbeek.
Trèfles 28, 44 et 50 — quartier Ceria, Anderlecht
Trois maisons mises à disposition par citydev.brussels avant leurs projets de construction. Une famille a été relogée dans un projet du Community Land Trust ; les autres occupant·es ont été accompagné·es individuellement jusqu'à leur relogement, malgré la crise sanitaire. Au n° 50, un couple suivi par l'ULM s'est installé en février 2020.
Verrerie — Bempt, Forest
Régularisation d'un squat dans un immeuble du Foyer du Sud pour loger principalement des personnes transmigrantes, rendue possible par le moratoire anti-expulsion, le partenariat de longue date avec le bailleur et le solide accompagnement d'un groupe de bénévoles. Zonneklopper accompagne la mise en conformité électrique et les démarches administratives.
Wimpelberg — Neder-Over-Heembeek
À la fin du projet Fusain, une dizaine de personnes sans solution forment un groupe autogéré et investissent l'ancien commissariat de Wimpelberg. Après avoir évité de justesse une expulsion, elles contactent la FéBUL : face au moratoire, la convention d'occupation — signée individuellement par chaque occupant·e — était la seule issue pour le bailleur. Le collectif s'est rapidement autonomisé.



Comprendre l'occupation temporaire Proposer un bâtiment
Fiches rédigées par l'équipe de l'AOT. Les projets plus récents (2022-2026) seront ajoutés au fil de l'eau par la FéBUL.
