Bruxelles a, enfin, une déclaration de politique régionale. La feuille de route de la nouvelle équipe gouvernementale reste très sommaire pour ce qui est du logement. Si le gouvernement Vervoort III avait fait du logement sa priorité – de belles avancées sont d’ailleurs à mettre à l’actif de l’ex-secrétaire d’état au logement, Nawal Ben Hamou, telles que l’accélération de la production de logements sociaux, l’interdiction des loyers abusifs, l’instauration de la commission paritaire locative, l’allongement des délais en justice de paix pour prévenir les expulsions et le moratoire hivernal – ce n’est manifestement pas le cas de celui-ci. Son projet phare, c’est le retour à l’équilibre budgétaire en 2029. Le logement social, singulièrement, risque d’en faire les frais, alors même que tous les indices socio-économiques sont dans le rouge à Bruxelles : 1/3 de la population vit sous le seuil de risque de pauvreté. L’exclusion de dizaines de milliers de chômeur·ses risque de précipiter davantage de ménages dans la précarité. Près de 60.000 ménages sont inscrits sur les listes d’attente du logement social. Les loyers du marché privé atteignent des sommets et siphonnent littéralement les ressources des ménages modestes.
Ce n’est donc pas le moment d’abandonner le logement social !
