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De Madrid à Bruxelles : #StopExpulsions

· Retour sur le rassemblement du 14 octobre 2026 sur la place de la Monnaie. · 3 min de lecture

De Madrid à Bruxelles : #StopExpulsions

Le 14 octobre 2026, la FéBUL a rejoint les associations, collectifs et habitant·es rassemblé·es sur la place de la Monnaie à Bruxelles. Sous le mot d’ordre « De Bruxelles à Madrid, les expulsions tuent », près de 200 personnes ont exprimé leur solidarité avec les personnes expulsées.

Deux villes, une même urgence

À Madrid, Maricarmen Abascal (87 ans) est décédée le 7 octobre, deux semaines après avoir été expulsée du logement qu’elle occupait depuis plus de 70 ans. À Uccle, une sexagénaire a également perdu la vie en septembre dans le contexte de son expulsion. Le compte rendu de BX1 revient sur ces deux drames et sur la mobilisation bruxelloise.

Place de la Monnaie, le rassemblement leur rendait hommage et soutenait toutes les personnes menacées de perdre leur logement. Les portraits, les bougies et les banderoles rappelaient ce que les procédures administratives et judiciaires peuvent laisser hors champ : des vies construites dans un quartier, des liens de voisinage, des habitudes et des points d’appui.

Perdre son chez-soi, c’est risquer de perdre bien davantage qu’un toit. Comment préserver sa santé, poursuivre sa scolarité ou garder un emploi lorsque l’on ne sait plus où l’on pourra dormir ? La question du logement traverse toutes les autres.

Hommage aux victimes des expulsions lors du rassemblement du 14 octobre à Bruxelles.

Faire baisser les loyers, protéger les locataires

L’appel collectif au rassemblement portait trois exigences centrales :

L’appel demandait également une réponse européenne pour rendre le droit au logement effectif et renforcer le logement social public. La solidarité entre Bruxelles et Madrid portait ainsi une revendication commune : faire primer les besoins des habitant·es dans les choix qui déterminent leur accès au logement.

Pancarte « From Madrid to Brussels — Stop Evictions » lors du rassemblement du 14 octobre à Bruxelles.

Pour une meilleure prévention des expulsions

Intervenir lorsque l’expulsion devient imminente est indispensable. Mais la prévention doit aussi commencer en amont : par des loyers accessibles, un accompagnement disponible dès les premières difficultés et des droits que les locataires peuvent réellement faire valoir.

Une solution de relogement doit, elle aussi, correspondre à la situation du ménage : son budget, sa composition, ses besoins et les lieux qui structurent son quotidien. Sans offre accessible, demander à une personne de retrouver un logement ne suffit pas à lui permettre de le faire.

Baisse des loyers, lutte contre les expulsions et production de logements sociaux sont donc indissociables. Ces trois axes figurent dans les revendications de la FéBUL pour le droit au logement à Bruxelles.

Défendre aussi les logements de demain

Cette mobilisation rejoint un autre combat mené à Bruxelles : préserver les possibilités de créer du logement social. La campagne « Pas touche au logement social » s’oppose à la vente de biens de la SLRB, dont les bâtiments Palais et Ariane, pour lesquels une transformation en logements sociaux était envisagée.

Préserver ce patrimoine, entretenir les logements existants et développer de nouveaux logements accessibles participent d’une même réponse : donner aux ménages des possibilités concrètes de se loger durablement.

Retrouvez notre article sur la campagne « Pas touche au logement social » et sa pétition.


L’appel au rassemblement du 14 octobre était porté par la plateforme Housing Action Days Belgium, le Syndicat des immenses, le Front anti-expulsions et l’Alliance internationale des habitants.

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